FrançaisEnglish

Québec, le 24 novembre 2009 – L’équipe de cardiologie de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) a procédé le lundi 23 novembre dernier à une première en Amérique du Nord, soit l’implantation par cathéter d’une nouvelle prothèse visant à clore l’auricule gauche du coeur, une avancée importante pour le bien-être des patients.


« C’est avec beaucoup de fierté que mes collègues ont procédé à cette intervention qui confirme une fois de plus la position de leader de notre Institut à Québec, au Québec et en Amérique. Si l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec a été choisi pour mener cette première en Amérique du Nord, c’est notamment grâce à notre expertise reconnue et à la qualité de notre personnel », a déclaré le Dr François Philippon, chef du département multidisciplinaire de cardiologie.


L’intervention


Les patients atteints de fibrillation auriculaire (arythmie cardiaque) nécessitent souvent, selon leurs facteurs de risques, une anticoagulation (éclaircir le sang) à long terme afin de prévenir la formation de caillots pouvant occasionner des embolies. Toutefois, certains ne peuvent maintenir cette anticoagulation en raison de saignements importants. La science a démontré que la formation des caillots se produit le plus souvent dans un repli de la partie supérieure de l’oreillette gauche du coeur appelée l’auricule. Ainsi, en procédant à l’implantation d’une prothèse dans cette auricule pour la fermer, la formation des caillots est ainsi prévenue et l’anticoagulation n’est plus requise.


L’opération a été menée par l’équipe médicale composée du Dr Josep Rodés du service d’hémodynamie et du Dr Jean Champagne du service d’électrophysiologie, assistée d’un anesthésiologiste, le Dr Jacques Somma, d’un échocardiographiste, le Dr Mathieu Bernier, et du personnel paramédical hautement qualifié. « Cette avancée technologique était attendue avec enthousiasme et pourra ainsi améliorer les soins offerts à cette clientèle. Cette procédure permettra de prévenir les embolies reliées à la fibrillation auriculaire chez des patients ne pouvant être anticoagulés et évoluera dans les prochaines années pour y inclure d’autres clientèles », a ajouté le Dr Rodés.

« Je lève mon chapeau à toute l’équipe qui a participé à cette intervention. C’est en alliant les forces de chacun que nous avons pu la couronner de succès. La population atteinte de fibrillation auriculaire est importante et l’anticoagulation a toujours été un défi pour cette clientèle. Une solution comme celle d’aujourd’hui s’ajoutera à notre arsenal thérapeutique pour des clientèles bien ciblées », a poursuivi le Dr Champagne.


Ces procédures ont été rendues possibles notamment grâce au soutien de la Fondation de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec qui s’implique grandement dans le financement de la recherche et de l’évaluation des nouvelles technologies en cardiologie au sein de l’Institut. « Voilà un bel exemple de synergie entre un établissement et sa fondation. Nous devons soutenir de telles initiatives qui permettent de démontrer tout le savoir-faire et le leadership de l’Institut et offrir les meilleurs soins, au bénéfice de la population de l'Est du Québec », a conclu M. Christian Lessard, président du conseil d’administration de la Fondation.